Deux lunes à l'autre - Éditions


 

Voici le roman par lequel
tout a commencé :

  Ina souvy

Ce roman est aussi le premier
de son auteur, Janis Déribis.


      > 208 pages
      > Format 13 x 20 cm

 

Couverture Ina Souvy

La photo de la couverture,
    " Voile de sable ",
est prise parmi les clichés de

        la photographe Anne Barroil

"Mais le propre d'une énigme n'est-il pas
 d'inciter à dissiper le voile de brume
 accroché au bastingage et à la voilure
 pour en distinguer la cargaison ?"
 

Présentation

Ina Souvy, de Janis Déribis (et non pas Deribis).

La stéganographie est l’art de soustraire au regard. Son objet n’est pas de rendre un message inintelligible, mais de le faire passer inaperçu.

Ce roman, conte résolument contemporain, qui exalte tous les sens, y compris ceux de l'humain et de l'humour, est aussi imprégné de poésie et d'écologie... car taquiner « l'amuse » peut réserver bien des surprises...

Ina, belle et séduisante, recherche la volupté. C'est son droit. Janis, sûrement moins beau et séduisant, recherche le bonheur. Elle pense que sa quête la mènera au bonheur. Lui, que l'aboutissement de la sienne inclura la volupté.

Leur amitié les amène à échanger leurs visions et leurs expériences respectives, « dans un tourbillon d’arômes et de couleurs, d’essences des fleurs et des êtres, de velouté et d’apesanteur ».

Voyage poétique dans un monde à deux lunes, le chemin de la remise en question commence par un conte traditionnel.

À l’heure du réseau numérique planétaire, envisager une relation amoureuse se distingue rarement par une approche symbolique à l’ancienne, à la manière de « il était une fois... » « ...on disait qu’il avait un Coeur-de-pierre ».

Le style poétique déploie ses ailes, sous l’ombrelle de la stéganographie, à qui est apte à entrer dans l’énigme des 18 vers de 36 pieds dont le nombre de mots est multiples de 3.

À-travers des personnages comme celui d’Iscarine, la tricoteuse de molécule, « jeune femme au charme déployé, brillante, chercheuse, d’hommes peut-être, depuis la séparation houleuse d’avec son compagnon, plus prosaïquement en chimie », ou de Bérustophane dont il est de notoriété qu’il « incise les coquelicots, la chemise jaunie des volutes ensorceleuses », la quête intérieure poursuit son parcours de collines dans une nature écologiquement apaisée.

L’être au coeur minéral succombe parfois : « Je sens toute la tendresse rugueuse de Coeur-de-pierre, protégée par son armure, mais la pierre, quelle porosité ! Sa vapeur me pénètre par tous les pores et se condense dans mes yeux. Là où l’épée se serait brisée avec fracas, la buée de sa bouche me touche au tréfonds. »

Arriverons-t-ils, les uns, les autres, à découvrir le feu de leur trésor caché ?

L'espérance éploie ses voiles « Le port de verres bleus permet de voir l’horizon bleu, mais l'œil nu peut voir le bleu de l’horizon. Les bleus sont pour le passé. Réservés à l’âme... L’introspection positive se charge de troquer les bleus contre le bleu, le passé contre l’avenir, de briser et de tirer la ligne d’horizon pour former une aire où le présent pose le pied... »

L'écologie aussi « Le garage n’est que verre et bois. Outre leurs qualités environnementales, ces deux matériaux conjuguent l’opacité et la transparence, la rugosité et le lisse, l’odorant et l’inodore, le pénétrable et le dur, le résilient et le fragile. La liste des complémentaires s’étire loin au regard du comportement au feu, de la structure moléculaire ou de tout autre angle de vision par lequel on chercherait à les observer. »

De ci de là, perce une petite pointe de contemplation « La pluie fait le bonheur de la surface de la glèbe qui chante la louange et exhale ses effluences de boue, de tourbe, de bolet, de décomposition patiente, de réintégration nourricière. Avec le soleil, la préséance s’échangera avec les hauteurs. La tête recevra la sève et la chaleur distillera les essences qui embaument et font toucher le ciel. »

ou d'intimité « La fraîcheur caressait la peau et les remous du vent venaient écouter les murmures et les confidences du cœur. »

L'humour n'y est jamais absent :

« - Bonjour Janis.
   - Bonjour Ina. Que me vaut cet honneur ?
   - L’honneur de notre amitié, vil flatteur.
   - Vil, tu me gâtes. Je crois me souvenir que tu avais utilisé le terme ignoble une fois. T’es-tu acheté un nouveau dictionnaire pour avoir à ce point enrichi ton vocabulaire ? »

... évidemment « l’esprit est censé suivre et l’esprit sensé suivra. »


Mme Marie-Claude MIGNONNEAU, PEINTRE,

nous fait le plaisir et l'honneur
d'avoir réalisé cette oeuvre, inspirée d'un passage du livre.

Image imprimée sur la couverture du livre, à l'intérieur.

 

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Ina face à la baie